$ TEXT_EXPL_XML
Romain
lonnes, que l'antiquité a nommé,
nes d'Hercules
gnes, ou promontoires, distantes l'vne de l'autre
d'enuiron sept cens pas. L'vne en
coté d'Afrique
aume de Grenade de la part d'Espagne
mer qu'on dit le destroit de
de
stroit, iadis estoit vne seule Roche maáiue, cloant
celle entrée de mer entierement, & que par la for[-]
ce de
duire
erigées par lui, ces
parties du monde. Et pour autant que ancien-
nement estoit la coutume des grans Princes, d'e-
riger des monimens, comme arcs, & Colonnes és
lieus, où; ils finissoyent leurs voyages, ou peregri-
nations (comme lon lit auoir fait
plusieurs lieus d'
les
on a opiné qu'il ait dreáé icelles. Lesquelles à la
verité, on ne scet si elles sont naturelles, ou si el-
les ont esté leuées artificiellement. Tant y a qu'il
conste y auoir eu vn temple, auquel sacrifiá
de la guerre d'Italie, là où; aussi estoyent deus Co[-]
lonnes de bronze, de la hauteur chacune de huit
coudées: montrans l'excellence de l'edifice, & estoit
ce lieu (selon l'auis de plusieurs) la fin du monde.
Outre lequel lieu il n'est memoire que aucun ait
nauigé, iusques au regne de
moderne: que ses
plusieurs isles, & terres habitables, pareillement
stes, tant en
quelles prouesses & dilatation de limites tesmoi-
gner, ledit Signeur Empereur porte, en sa Deuise,
de pousser auant, & conquester encores Plus
outre.